Sur les petites îles, la voiture est un problème : routes étroites, stationnement saturé, pollution dans des écosystèmes fragiles, coût de transport du véhicule par ferry. Plusieurs îles françaises expérimentent des solutions pour réduire la place de la voiture : autopartage, navettes internes, vélo en libre-service, et — sur les plus petites — interdiction pure et simple[1].

Ce que dit le terrain

L'île de Bréhat est interdite aux voitures. Sein n'a pratiquement aucun véhicule motorisé. Belle-Île expérimente l'autopartage électrique. Les Glénan sont accessibles uniquement à pied. Pour les visiteurs, le ferry qui limite l'embarquement de véhicules est le premier levier de régulation du trafic automobile insulaire.

Îles sans voiture

Les très petites îles (Sein, Molène, Chausey, Bréhat, Glénan) fonctionnent sans voiture ou avec un nombre minimal de véhicules utilitaires. Les déplacements se font à pied, en vélo, ou en tracteur pour les livraisons. Cette absence de voiture est un atout touristique majeur : le calme, l'air pur, la sécurité piétonne[2].

Autopartage et navettes

Sur les îles de taille moyenne (Belle-Île, Île-d'Yeu, Groix), l'autopartage électrique permet de réduire le nombre de véhicules : un véhicule partagé remplace 5 à 10 véhicules particuliers. Des navettes internes (minibus) complètent le réseau pour les déplacements entre bourgs.

Rôle du ferry

La politique tarifaire du ferry sur les véhicules est un outil de régulation : tarif véhicule élevé pour les non-résidents, gratuité vélo, tarif réduit pour les résidents permanents. Le dimensionnement du pont garage des navires neufs reflète le choix de la collectivité : moins de places voitures = plus de places piétons et vélos[3].