Les femmes représentent environ 2 à 3 % des marins du commerce en France, un taux parmi les plus bas de tous les secteurs économiques. Dans le transport côtier de passagers, la proportion est légèrement supérieure — environ 5 à 8 % — grâce à la présence de femmes dans le personnel hôtelier et, de plus en plus, aux postes de commandement[1].
En pratique
La féminisation progresse lentement mais régulièrement : la proportion de femmes parmi les élèves officiers de l'ENSM atteint 15 à 20 %. Les freins identifiés sont les conditions de vie à bord (promiscuité, installations sanitaires), les préjugés culturels, et la difficulté de concilier embarquement et vie familiale. Le transport côtier, avec ses rotations en journée, offre un meilleur équilibre que la navigation au long cours.
État des lieux
Selon les données de la DGAMPA, les femmes représentent environ 3 % des marins inscrits au registre des gens de mer en France. Ce chiffre masque des disparités : elles sont plus présentes dans la restauration et l'hôtellerie à bord (10-15 %), en progression dans la filière pont (officiers de navigation), et encore très rares dans la filière machine (mécaniciennes). Plusieurs femmes commandent aujourd'hui des navires de transport côtier en France[2].
Le transport côtier : un secteur plus accessible
Par rapport à la navigation hauturière (long cours), le transport côtier offre des conditions plus compatibles avec la vie familiale : retour quotidien au domicile, horaires prévisibles, proximité géographique. C'est un argument d'attractivité pour les femmes qui souhaitent exercer un métier maritime sans les contraintes de l'éloignement prolongé.
Actions de féminisation
Les initiatives pour favoriser l'accès des femmes aux métiers maritimes incluent les campagnes de sensibilisation dans les collèges et lycées (journées de la mer, témoignages de femmes marins), l'adaptation des installations à bord (cabines et sanitaires séparés sur les navires neufs), les réseaux professionnels (Wista France — Women's International Shipping and Trading Association), et les obligations de mixité dans les formations maritimes[3].