La santé et la sécurité au travail (SST) à bord des navires de transport côtier relèvent d'un cadre réglementaire spécifique, combinant le droit commun du travail (Code du travail, partie IV), le Code des transports et la Convention MLC 2006. Les risques professionnels maritimes — chutes, coincements, bruit, vibrations, risques chimiques (peintures, hydrocarbures), stress thermique — nécessitent des mesures de prévention adaptées[1].
Profil type
Les principaux risques à bord des navires côtiers sont les chutes (première cause d'accident), les troubles musculosquelettiques (TMS), le bruit (moteurs, ventilation), les vibrations, et le stress lié aux rotations intensives. Le Service de santé des gens de mer (SSGM), rattaché à la DGAMPA, assure le suivi médical des marins. Le document unique d'évaluation des risques (DUERP) est obligatoire à bord.
Risques spécifiques
Les manœuvres d'amarrage et de passerelle, répétées 10 à 20 fois par jour sur un passage d'eau, exposent les matelots aux risques de coincement, d'écrasement et de chute. Le travail en compartiment machine expose les mécaniciens au bruit (85 à 110 dB), à la chaleur et aux produits chimiques. Le rythme de travail intensif en haute saison génère de la fatigue, facteur aggravant de tous les autres risques[2].
Service de santé des gens de mer
Le SSGM est le service de médecine du travail des marins. Ses médecins délivrent les certificats d'aptitude médicale à la navigation, assurent le suivi médical périodique, et conseillent les armateurs sur la prévention. Les centres de consultation sont situés dans les principaux ports. Le SSGM est rattaché à la DGAMPA, ce qui en fait une exception : c'est le seul service de santé au travail directement géré par l'État[3].
Prévention
L'armateur est responsable de la sécurité de ses marins. Il doit établir un DUERP (document unique d'évaluation des risques professionnels) pour chaque navire, former les équipages à la prévention, fournir les équipements de protection individuelle (EPI), et signaler les accidents du travail à l'ENIM. Le Code ISM (International Safety Management) impose un système de gestion de la sécurité (SGS) à toute compagnie exploitant des navires à passagers.