Une liaison maritime côtière ne transporte pas seulement des passagers : elle irrigue l'économie de tout un territoire. Sur les îles, le ferry est le vecteur de l'activité touristique, du commerce, de l'artisanat et des services. Sur les estuaires, il fluidifie la mobilité des actifs et des marchandises[1].

Panorama

Une étude du CEREMA estime que chaque euro investi dans une liaison insulaire génère 2 à 4 euros de retombées économiques sur le territoire desservi. Les secteurs bénéficiaires sont le tourisme (hébergement, restauration, activités), le commerce (approvisionnement des commerces insulaires), la construction (acheminement des matériaux), et les services (santé, éducation).

Tourisme et fréquentation

Le tourisme représente 60 à 80 % du trafic estival des liaisons insulaires. Les visiteurs dépensent en moyenne 50 à 80 euros par jour sur l'île (hébergement, restauration, activités nautiques, commerces). La capacité du ferry conditionne directement le nombre de visiteurs accueillis et donc les recettes touristiques du territoire[2].

Approvisionnement et fret

Pour les îles sans pont, tout transite par le navire : alimentation des commerces, matériaux de construction, mobilier, véhicules, courrier. Le coût du transport maritime se répercute sur les prix à la consommation (surcoût insulaire estimé à 10-30 % selon les produits). L'efficacité logistique de la liaison conditionne le coût de la vie insulaire.

Immobilier et attractivité résidentielle

La qualité de la desserte maritime influe sur les prix de l'immobilier insulaire et sur l'attractivité résidentielle. Une liaison fiable, fréquente et abordable maintient la population permanente. Une liaison dégradée accélère le déclin démographique, l'abandon des services publics et la fermeture des commerces[3].