La France exploite un réseau dense de liaisons maritimes côtières de passagers, couvrant les quatre façades maritimes métropolitaines (Manche, Atlantique, Méditerranée) et les territoires ultramarins. Ce réseau dessert une trentaine d'îles habitées, traverse plusieurs estuaires et rades, et intègre des navettes urbaines dans les métropoles littorales[1].

Le point clé

une trentaine de compagnies exploitent ces liaisons, opérant environ 110 navires et transportant près de 20 millions de passagers par an (estimation). Le réseau se structure en trois types : les dessertes insulaires (cœur historique), les passages d'estuaire (traversées courtes remplaçant un contournement routier), et les navettes portuaires et urbaines.

Façade Manche

Chausey (depuis Granville), les Anglo-Normandes (liaison saisonnière), Cherbourg-Poole/Portsmouth (transmanche, hors périmètre côtier strict). Les passages d'estuaire de la Seine (bac de Quillebeuf, Port-Jérôme) complètent le réseau[2].

Façade Atlantique

Le réseau le plus dense : Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, Glénan, Groix, Belle-Île, Houat, Hoëdic, Île-d'Yeu, Île-d'Aix, et les passages de la Gironde, de la Loire et de la Vilaine. La Région Bretagne et les départements du Morbihan et du Finistère sont les principales autorités organisatrices.

Façade Méditerranée

Porquerolles, Port-Cros, Le Levant (îles d'Hyères), îles de Lérins (Cannes), îles du Frioul (Marseille). Les navettes de rade de Toulon et Marseille. La desserte Corse-continent (Marseille/Toulon/Nice → Ajaccio/Bastia/Porto-Vecchio/Propriano)[3].

Outre-mer

Les liaisons ultramarines : Guadeloupe (Pointe-à-Pitre → Les Saintes, Marie-Galante, La Désirade), Martinique (baie de Fort-de-France), Mayotte (Mamoudzou-Dzaoudzi), Polynésie (Tahiti-Moorea), et Nouvelle-Calédonie.