Le transport de véhicules et de fret est une composante essentielle de l'activité des ferries côtiers, en particulier sur les liaisons insulaires. Les navires de type ro-pax (roulier-passagers) embarquent à la fois des passagers piétons et des véhicules (voitures, utilitaires, poids lourds) sur un pont garage accessible par rampe. Pour les îles, le ferry est souvent le seul moyen d'acheminer véhicules, marchandises et matériaux de construction[1].
Le point clé
Les recettes du transport de véhicules représentent 30 à 50 % des recettes commerciales d'un ferry côtier. La capacité en véhicules (exprimée en « mètres linéaires » ou en nombre de voitures) est un paramètre clé du dimensionnement du navire. La gestion du flux véhicules à l'embarquement et au débarquement impacte directement le temps d'escale et donc la capacité de rotation.
Types de navires
Les navires ro-pax disposent d'un ou plusieurs ponts garages fermés, accessibles par rampe arrière ou latérale. Les plus petits (bacs d'estuaire) embarquent 10 à 30 voitures. Les ferries insulaires de taille moyenne embarquent 50 à 150 voitures. La conception du pont garage doit respecter les normes de ventilation (risque d'accumulation de gaz d'échappement), de stabilité (effet de carène liquide), et de sécurité incendie (Division 190)[2].
Enjeu économique
La tarification du transport de véhicules est un levier de l'équilibre économique des liaisons. Les tarifs véhicules sont souvent différenciés : résidents (tarif réduit), non-résidents (plein tarif), poids lourds (tarif au mètre linéaire). En haute saison, la capacité véhicules est saturée sur les liaisons les plus fréquentées, générant des files d'attente et un besoin de réservation anticipée[3].
Transition vers des mobilités alternatives
La question de la place des véhicules sur les ferries est liée à la politique de mobilité des îles : certaines collectivités encouragent les alternatives (vélo, transport en commun sur l'île, autopartage) pour réduire la pression automobile. La conception des navires neufs intègre cette réflexion : davantage de places piétons et vélos, moins de mètres linéaires véhicules.