Le changement climatique affecte directement l'exploitation des liaisons maritimes côtières : augmentation de la fréquence et de l'intensité des tempêtes (interruptions de service), montée du niveau de la mer (submersion des infrastructures portuaires basses), érosion côtière (recul du trait de côte menaçant certains ports), et modification des courants et de la houle (impact sur la navigation)[1].
Les fondamentaux
Le GIEC prévoit une élévation du niveau de la mer de 30 à 110 cm d'ici 2100 selon les scénarios. Les ports côtiers français les plus exposés sont situés en Bretagne (surcotes de tempête), sur la façade atlantique (érosion), et en Méditerranée (submersion). L'adaptation des infrastructures portuaires et la résilience des services de transport sont des enjeux croissants.
Interruptions de service
Les tempêtes et les épisodes de forte houle provoquent des interruptions de service sur les liaisons insulaires. La fréquence de ces interruptions augmente avec le changement climatique. Pour les populations insulaires dépendantes du navire pour leur approvisionnement et leur mobilité, ces interruptions ont des conséquences directes sur la continuité territoriale[2].
Adaptation des infrastructures
L'adaptation passe par le rehaussement des quais et des digues, la protection des infrastructures portuaires contre la submersion, le renforcement des systèmes d'amarrage, et la conception de navires plus résilients (stabilité renforcée, capacité à opérer dans des conditions de mer dégradées). Les nouveaux ports verts intègrent ces dimensions dès la conception.
Résilience du service
Les contrats de DSP doivent intégrer des clauses de résilience climatique : navires de remplacement en cas d'avarie, plans de continuité d'activité, communication aux usagers en cas d'interruption, et critères de conception des navires neufs adaptés aux conditions de mer futures[3].