La France métropolitaine compte plus de 30 îles habitées accessibles uniquement ou principalement par voie maritime. Ces liaisons insulaires constituent le cœur historique du transport maritime côtier de passagers et sont, pour la plupart, exploitées dans le cadre de délégations de service public garantissant la continuité territoriale[1].

L'essentiel

Les 15 îles du Ponant (façade atlantique) sont desservies quotidiennement. En Méditerranée, les liaisons vers les îles d'Hyères (Porquerolles, Port-Cros, Le Levant) et les îles de Lérins (Cannes) fonctionnent à l'année. La Corse est desservie par des ferries de grande capacité. Au total, ces liaisons transportent plusieurs millions de passagers par an.

Façade atlantique et Manche

Les îles du Ponant regroupent 15 îles du littoral atlantique : Chausey, Bréhat, Batz, Ouessant, Molène, Sein, les Glénan, Groix, Belle-Île, Houat, Hoëdic, l'Île-aux-Moines, l'Île-d'Arz, l'Île-d'Yeu et l'Île-d'Aix. Chacune est desservie par au moins une rotation quotidienne, davantage en saison estivale. Les opérateurs sont des compagnies spécialisées, souvent délégataires d'une collectivité (département ou région)[2].

Méditerranée

Les îles d'Hyères (Var) sont desservies depuis Toulon, La Tour Fondue et Le Lavandou. Les îles de Lérins depuis Cannes et Nice. Les traversées sont plus courtes (15 à 60 minutes) et la saisonnalité touristique très marquée. La desserte de la Corse depuis Marseille, Toulon et Nice est assurée par des ferries de grande capacité dans le cadre de la DSP de continuité territoriale[3].

Enjeux communs

Le vieillissement des navires, l'adaptation au changement climatique (montée des eaux, tempêtes), l'accessibilité PMR, et la transition écologique sont les défis communs à toutes les liaisons insulaires françaises.