Le transport maritime urbain — navettes portuaires, bateaux-bus, sea shuttles — se développe dans les métropoles littorales françaises comme alternative aux transports terrestres congestionnés. Marseille, Toulon, La Rochelle, Lorient et Nantes exploitent des lignes de navettes maritimes intégrées aux réseaux de transport public[1].

À retenir

Les navettes urbaines maritimes offrent des traversées de 5 à 20 minutes, cadencées aux heures de pointe (toutes les 10-15 minutes). Elles sont intégrées à la tarification des transports en commun. Les navires sont généralement de petite capacité (50 à 200 passagers) et constituent des candidats idéaux pour la propulsion électrique.

Exemples en France

À Marseille, le Ferry-Boat du Vieux-Port (la plus ancienne ligne de ferry urbain de France) et les navettes RTM desservent l'Estaque, la Pointe Rouge et les Goudes. À Toulon, les bateliers de la rade assurent la traversée de la rade. À La Rochelle, le bus de mer relie les quartiers de part et d'autre du port. À Lorient, les navettes de la CTRL traversent la rade entre Lorient, Locmiquélic et Port-Louis[2].

Intégration multimodale

Le succès des navettes urbaines repose sur leur intégration au réseau de transport public : tarification unique (pass transport valable sur bus, tramway et navette maritime), correspondances horaires, information voyageurs en temps réel. Les DSP de ces lignes sont souvent incluses dans le contrat global du réseau de transport urbain[3].

Potentiel de développement

Plusieurs métropoles littorales étudient la création ou l'extension de lignes maritimes : Bordeaux (Garonne), Nice (desserte côtière), Brest (rade). Le potentiel est lié à la géographie (rade, estuaire, front de mer) et à la congestion routière. Les navettes électriques à zéro émission renforcent l'acceptabilité environnementale de ces projets.