Les passages d'eau de la Gironde : Royan-Le Verdon, Blaye-Lamarque
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L'estuaire de la Gironde, le plus vaste d'Europe, est traversé par deux lignes de bacs : Royan–Le Verdon (traversée de 20 minutes, en aval) et Blaye–Lamarque (traversée de 20 minutes, en amont). Ces passages d'eau sont exploités dans le cadre d'une DSP du Département de la Gironde et relient la presqu'île du Médoc à la rive droite sans contourner par Bordeaux[1].
Vue d'ensemble
La liaison Royan–Le Verdon transporte plus de 600 000 passagers et 250 000 véhicules par an. La liaison Blaye–Lamarque dessert les vignobles du Médoc et du Blayais. Les navires sont des ferries ro-pax de 400 à 600 passagers et 60 à 80 véhicules. La saisonnalité est marquée (trafic estival × 3 à 4).
Royan–Le Verdon
Cette liaison traverse l'embouchure de la Gironde entre la Charente-Maritime (Royan) et la Gironde (Le Verdon-sur-Mer). Elle offre un raccourci de 100 km par rapport au contournement par Bordeaux. Le service fonctionne à l'année avec 6 à 12 rotations quotidiennes selon la saison. Les navires sont conçus pour naviguer dans les courants puissants de l'estuaire (jusqu'à 4 nœuds)[2].
Blaye–Lamarque
Plus en amont, cette liaison traverse la Gironde entre le port historique de Blaye (citadelle Vauban, classée UNESCO) et Lamarque, au cœur du vignoble du Haut-Médoc. Elle est empruntée par les résidents, les viticulteurs, et les touristes de la Route des Vins.
Enjeux
Le renouvellement des navires de la Gironde est à l'étude. Les collectivités envisagent des navires à propulsion hybride ou électrique, adaptés aux contraintes spécifiques de l'estuaire (courants, ensablement, marnage). Le transport de véhicules reste central pour ces liaisons où l'offre de transport en commun terrestre est limitée[3].
Les deux traversées historiques
L'estuaire de la Gironde, le plus vaste d'Europe occidentale (75 km de long, 12 km de large à son embouchure), est traversé par deux lignes de bac. La liaison Royan–Le Verdon (20 minutes, rive droite vers rive gauche) relie la Charente-Maritime au Médoc et constitue un raccourci considérable par rapport au trajet routier via Bordeaux (2h30). La liaison Blaye–Lamarque (20 minutes) dessert le cœur du vignoble médocain et offre une alternative aux embouteillages de la rocade bordelaise.
Exploitation et trafic
Les deux lignes sont exploitées par le Département de la Gironde dans le cadre d'une DSP. Les navires sont des bacs ro-pax transportant véhicules (voitures, camions, engins agricoles) et passagers piétons. Le trafic est fortement saisonnier : la traversée Royan–Le Verdon voit son trafic tripler en été avec les touristes qui rejoignent les plages de la côte Atlantique sans passer par Bordeaux. En année pleine, les deux lignes transportent environ 1 million de passagers et 400 000 véhicules.
Enjeux de renouvellement
Les bacs actuels, vieillissants, doivent être remplacés dans les prochaines années. Le Département de la Gironde a lancé une réflexion sur la motorisation des futurs navires : la traversée courte (20 minutes) et les escales fréquentes rendent la propulsion hybride diesel-électrique ou tout-électrique techniquement viable. Le courant fort de l'estuaire (jusqu'à 4 nœuds en vive-eau) impose cependant une puissance de propulsion conséquente, ce qui dimensionne la taille des batteries.
L'estuaire de la Gironde, classé Natura 2000 et parc naturel marin depuis 2012, impose des contraintes environnementales spécifiques aux bacs : limitation de la vitesse (pour protéger les berges de l'érosion par les vagues de sillage), gestion des rejets, et prise en compte de la faune estuarienne (esturgeons, lamproies). Le passage à la propulsion électrique ou hybride est une réponse naturelle à ces contraintes.