La qualité de service dans le transport maritime côtier est encadrée par les contrats de DSP et le règlement européen 1177/2010. Elle se mesure à travers des indicateurs objectifs (ponctualité, régularité, disponibilité) et subjectifs (satisfaction des passagers, confort, propreté), et conditionne la rémunération du délégataire (bonus/malus)[1].

Les fondamentaux

Les principaux indicateurs de qualité sont la ponctualité (% de départs dans les 5 minutes), la régularité (% de rotations effectuées vs programmées), la propreté (audits mystère), l'information voyageurs (disponibilité et exactitude), la satisfaction globale (enquêtes annuelles), et le traitement des réclamations (délai de réponse).

Indicateurs contractuels

Les contrats de DSP fixent des objectifs de qualité assortis de bonus (prime si l'objectif est dépassé) et de malus (pénalité si l'objectif n'est pas atteint). Exemple : ponctualité ≥ 95 % → pas de malus ; 90-95 % → malus de 1 % de la compensation ; < 90 % → malus de 3 %. Ces mécanismes incitent l'armateur à maintenir un niveau de service élevé[2].

Enquêtes de satisfaction

Les collectivités autorités organisatrices commanditent des enquêtes de satisfaction annuelles auprès des passagers. Les critères évalués couvrent l'accueil et l'amabilité de l'équipage, le confort à bord (sièges, température, bruit), la propreté des espaces passagers et des sanitaires, l'information en temps réel (retards, perturbations), la facilité d'achat des billets, et l'accessibilité.

Certification et labels

Certaines compagnies adoptent des démarches de certification qualité (ISO 9001, NF Service) ou des labels sectoriels. Ces démarches structurent les processus internes et offrent un gage de qualité aux collectivités et aux usagers[3].