L'embarquement et le débarquement sont les phases les plus critiques en termes de sécurité pour les passagers d'un navire côtier. L'interface navire-quai — passerelles, rampes, portiques — doit assurer un transfert sûr des passagers et des véhicules, quelles que soient les conditions de marée, de vent et de houle. La conception des installations, la formation de l'équipage et les procédures opérationnelles sont encadrées par la Division 190[1].

Panorama

Les risques à l'embarquement sont les chutes (surface mouillée, dénivelé navire-quai), les coincements (portes, rampes véhicules), et les chocs (mouvement du navire). Les mesures de prévention incluent les revêtements antidérapants, les garde-corps, l'éclairage, la signalétique, et la présence de l'équipage pour guider les passagers et assister les PMR.

Interface navire-quai

Le défi technique est l'adaptation permanente à la marée (variation de 1 à 12 mètres selon les sites) et aux mouvements du navire (roulis, tangage, pilonnement). Les solutions techniques varient : passerelles articulées ajustables en hauteur, rampes à niveau variable pour les véhicules, systèmes d'accostage automatisés (cuvettes, vérins) qui stabilisent le navire contre le quai[2].

Gestion des flux

Sur les lignes à forte fréquentation (passages d'eau urbains, liaisons insulaires en été), la gestion des flux de passagers — séparation des flux montants et descendants, canalisation vers les zones d'embarquement, gestion de l'attente — est un enjeu d'exploitation. Le personnel d'accueil et les matelots jouent un rôle clé dans cette gestion[3].

Conditions météo limites

Chaque liaison a des conditions météo limites au-delà desquelles l'exploitation est suspendue : force du vent, hauteur de houle, visibilité. Le capitaine prend la décision de suspension en accord avec les consignes de la compagnie et de l'autorité portuaire. L'information des passagers en cas de suspension ou de retard est encadrée par le règlement 1177/2010.