Les territoires ultramarins français dépendent vitalement du transport maritime, tant pour le fret que pour le transport de passagers inter-îles. Les Antilles (Guadeloupe, Martinique), la Guyane, La Réunion, Mayotte, la Nouvelle-Calédonie et la Polynésie française exploitent des liaisons maritimes côtières essentielles à la continuité territoriale[1].

À retenir

Les liaisons inter-îles des Antilles (Guadeloupe → Les Saintes, Marie-Galante, La Désirade ; Martinique → navettes de la baie de Fort-de-France), de Mayotte (barge Mamoudzou-Dzaoudzi), et de Polynésie (Tahiti → Moorea, navettes inter-îles) transportent des millions de passagers par an. Les conditions d'exploitation sont spécifiques : cyclones, houle, chaleur, corrosion saline accélérée.

Antilles

En Guadeloupe, les liaisons vers Les Saintes, Marie-Galante et La Désirade sont assurées par des vedettes rapides. En Martinique, les navettes de la baie de Fort-de-France constituent un réseau de transport urbain maritime. Ces liaisons sont exploitées en DSP par les collectivités (Région ou Département)[2].

Mayotte

La barge Mamoudzou-Dzaoudzi est la liaison maritime la plus fréquentée de France en nombre de passagers rapporté à la population : elle transporte plusieurs millions de passagers par an entre les deux principales villes de l'archipel. Les conditions de sécurité et de capacité sont un enjeu majeur.

Polynésie française

La liaison Tahiti-Moorea est l'une des plus fréquentées du Pacifique, assurée par des ferries rapides. Les goélettes et cargos mixtes desservent les archipels éloignés (Tuamotu, Marquises, Gambier). Le transport maritime est vital pour ces îles isolées[3].

Défis spécifiques

Les outre-mer partagent des défis communs : vieillissement accéléré des navires (corrosion saline, UV), difficulté de recrutement d'équipages qualifiés, éloignement des chantiers navals, et vulnérabilité aux événements climatiques (cyclones, houle cyclonique). La transition écologique y est plus complexe en l'absence d'infrastructures de recharge ou d'avitaillement en hydrogène.