Le SRADDET (Schéma Régional d'Aménagement, de Développement Durable et d'Égalité des Territoires) et les PDM (Plans de Mobilité) sont les documents de planification dans lesquels les collectivités doivent intégrer le transport maritime côtier. En pratique, cette intégration est souvent insuffisante : le maritime est un angle mort de la planification territoriale[1].

Le constat

Le SRADDET, document prescriptif de la Région, doit couvrir l'intermodalité (dont maritime-terrestre), la continuité territoriale (dont insulaire), et la décarbonation des transports (dont maritime). Le PDM, document de l'AOM locale, doit intégrer les navettes urbaines dans le réseau de transport public. Les deux documents sont opposables : les projets doivent être compatibles avec leurs orientations.

Ce que devrait contenir un SRADDET maritime

Un SRADDET prenant en compte le maritime côtier devrait inclure un diagnostic de l'offre de transport maritime de passagers (lignes, fréquences, capacités, état des navires), des objectifs de décarbonation de la flotte (calendrier de remplacement des navires diesel par des navires propres), des objectifs d'intermodalité (correspondances ferry-bus-train, tarification intégrée), et un plan d'investissement dans les infrastructures portuaires (bornes de recharge, gares maritimes)[2].

PDM et navettes urbaines

Les Plans de Mobilité des agglomérations littorales doivent intégrer les navettes maritimes urbaines comme un mode de transport public à part entière : intégration tarifaire, coordination horaire, information voyageurs, et objectifs de développement de l'offre.

État des lieux en France

Quelques régions pionnières (Bretagne, Normandie, PACA) ont commencé à intégrer le maritime dans leur planification. Mais la plupart des SRADDET littoraux traitent le transport maritime de manière marginale. Les PDM des métropoles côtières commencent à inclure les navettes urbaines (Toulon, Marseille, Lorient)[3].