Travailler chez un armateur, c'est être employé par l'entreprise qui exploite le navire. Sur le segment maritime côtier, cela veut dire des rotations courtes, un retour à terre fréquent, et un ancrage local que l'armement au long cours n'offre pas.
Les 32 compagnies côtières adhérentes emploient 2 484 marins français et exploitent 366 navires. Ce chiffre est celui des adhérents sur le périmètre côtier, il ne recense pas l'ensemble de l'emploi maritime français.
Les familles de métiers à bord
Le pont
Conduite du navire, manœuvre, accueil et sécurité des passagers. Du matelot au capitaine, selon le titre détenu et la taille du navire.
La machine
Conduite et entretien de l'appareil propulsif, des auxiliaires et des réseaux du bord. Du matelot machine au chef mécanicien.
Les services
Accueil, restauration, billetterie et propreté à bord. Fonctions déterminantes sur les navires à passagers.
À terre, les compagnies emploient aussi des fonctions sédentaires : exploitation, maintenance, commercial, administration. Elles ne relèvent pas du régime des gens de mer.
Les titres attendus
Toute fonction à bord suppose un titre et une aptitude médicale à jour. Au pont, les besoins portent surtout sur le Capitaine 750 et le Capitaine 3000 ; à la machine, sur le Chef Mécanicien 3000 kW et le Chef Mécanicien 8000 kW.
Les fonctions d'exécution, elles, s'ouvrent avec un certificat de matelot, quelques semaines de formation. C'est la voie d'entrée du métier, et c'est par là que commencent la plupart des carrières : un matelot qui embarque accumule le temps de navigation qui ouvrira, ensuite, les brevets de commandement et de conduite machine. Les compagnies adhérentes recrutent à ce niveau, et les candidatures de jeunes y sont attendues.
Les parcours de formation, les écoles et les passerelles sont détaillés sur la page écoles de la mer, et le catalogue des sessions programmées sur la page formations.
Les offres des compagnies adhérentes
Les compagnies publient leurs postes ouverts directement sur ce site. Les offres ci-dessous sont lues en base et tenues à jour par les compagnies elles-mêmes.
Questions fréquentes
Comment travailler chez un armateur ?
Il faut un titre correspondant à la fonction visée et une aptitude médicale délivrée par le service de santé des gens de mer. Les fonctions d'exécution du pont ou de la machine s'ouvrent avec un certificat de matelot, les fonctions de commandement et de conduite machine avec un brevet gradué selon la taille du navire et la puissance installée. Les compagnies adhérentes publient leurs postes ouverts sur ce site.
Quel contrat pour un marin employé par un armateur ?
Le contrat d'engagement maritime, régi par le code des transports, distinct du contrat de travail de droit commun. Le marin relève du régime spécial de l'ENIM pour sa protection sociale et sa retraite. Sur le segment côtier, le personnel navigant relève de la convention collective nationale IDCC 3228.
Faut-il un brevet pour embarquer ?
Oui, pour toute fonction à bord. Le niveau dépend du poste, de la jauge du navire et de la puissance de son appareil propulsif. Sur les navires côtiers, on rencontre couramment le Capitaine 200 et le Capitaine 500 au pont, le Mécanicien 750 kW et le Chef Mécanicien 750 kW à la machine. Une formation de base à la sécurité est exigée de tout membre d'équipage.
Peut-on se reconvertir vers les métiers de la mer ?
Oui. Les lycées professionnels maritimes et l'École nationale supérieure maritime forment aux titres professionnels, en formation initiale comme en formation continue. Les certificats d'exécution s'obtiennent en quelques semaines de formation, les brevets de commandement demandent un temps de navigation effectif.